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  Les Rômaji


Le terme rômaji (littéralement, les lettres romaines) désigne les méthodes de transcription de la langue japonaise utilisant l’alphabet latin.

Ces méthodes sont utilisées dans les manuels d’apprentissage pour débutant, pour transcrire des noms propres (lieux, noms de famille). Les japonais s'en servent pour écrire des termes de leur langue incluant des lettres romaines, des sigles ou sur leur ordinateur. Tous les japonais nés après la seconde guerre mondiale apprennent ce système d’écriture à l’école.




Il existe trois méthodes : Hepburn, Nihon-shiki (ou nippon-shiki) et Kunrei-shiki.

La plus répandue est la méthode Hepburn et c’est donc celle-là que nous allons voir plus précisément et qui sera utilisée sur le site. Nous verrons simplement les divergences de retranscription entre cette méthode et les deux autres.


Méthode Hepburn



Vous trouverez ci-dessous un tableau listant tous les sons de la langue japonaise retranscrits selon la méthode Hepburn. Chaque son est accompagné de son hiragana original.


Quelques précisions sur la prononciation :

• Tous les sons contenant ‘e’ doivent se prononcer ‘é’.

• Tous les sons en ‘u’ doivent se prononcer ‘ou’.

• La lettre ‘n’ est une syllabe à part.

• Tous les sons en ‘j’ doivent se prononcer ‘dj’.

• Tous les ‘h’ doivent être aspirés, c’est-à-dire prononcé en soufflant légèrement. Le son retranscrit ‘fu’ en rômaji Hepburn est en fait un ‘h’ aspiré donc ‘hu’.

• Tous les sons en ‘r’ doivent se prononcer ‘L’.

• Tous les sons commençant par ‘ch’ doivent se prononcer ‘Tch’ comme dans ‘Tchad’.

• Tous les sons commençant par ‘w’ se prononcent ‘ou’ comme dans ‘où’.


Vous trouverez les fichiers sons pour chaque lettre dans la section ‘hiragana’ !






Un peu d’histoire !



La première transcription de la langue japonaise date du 16ème siècle et fut mise au point par les premiers missionnaires et marchands portugais.
C’est l’américain James Curtis Hepburn qui, au 19ème siècle, créa la méthode la plus répandue de retranscription phonétique du japonais basée sur l’alphabet anglais.
Dans le même temps, se développait la méthode Nihon-shiki, qui retranscrit les particularités grammaticales de la langue sans pour autant prendre en compte l’aspect phonologique de l’alphabet, ce qui donne des retranscriptions un peu particulières pour un étranger (le son entendu et sa version retranscrite pouvant être radicalement différents !). C’est cependant cette méthode qui a donné naissance à la méthode Kunrei, proposée par le ministère japonais de l’éducation et qui n’est qu’une version améliorée et modernisée de la Nihon-shiki. Même si la méthode Kunrei fut choisie officiellement par le gouvernement, c’est la méthode Hepburn qui reste la plus utilisée.









Pourquoi utiliser une méthode s’éloignant de la prononciation française ?



Utiliser un système plus proche du français serait possible mais :



- il ne permettrait pas de comprendre la transcription Hepburn utilisée internationalement (dans les manuels d’apprentissage du japonais, certains dictionnaires)

- il ne permettrait pas de taper en japonais sur son ordinateur ! Puisque la plupart des logiciels permettant d’entrer le japonais utilise la transcription Hepburn ou Kunrei.

Les différences sont suffisamment insignifiantes pour être surmontées et oubliées rapidement !



Vous connaissez maintenant tous les sons de la langue japonaise ! Ce n’était pas très compliqué, n’est-ce pas ?



Reste cependant quelques points de transcription à voir. Cela vous semblera un peu flou pour l’instant mais deviendra plus évident avec les leçons.





 


Les voyelles longues


Il existe en japonais des voyelles longues. Imaginez ‘oh !’ exprimant la surprise et ‘ooh’ exprimant l’admiration. Le premier est plus court que le second. Les voyelles longues sont un allongement sonore de la voyelle.


Exemple : ‘ko’ peut être allongé en ‘koo’. ‘o’ peut être allongé en ‘oo’. ‘o+u’ peut se prononcer ‘oo’ dans certains cas et sera considéré comme une voyelle allongée.

Ce n’est pas compliqué, il suffit de faire durer le son un peu plus longtemps. Pour représenter cet allongement, on utilise officiellement un code : le macron (un tiret au dessus de la lettre) mais par commodité, l'accent circonflexe est le plus souvent utilisé.


Si nous reprenons nos exemples :

• ‘koo’ sera transcrit par ‘kô’ et ‘oo’/ ‘o+u’ par ‘ô’.

• Exception : ‘ii’ est transcrit par ‘ii’ et non ‘î’ et ‘ei’ (prononcé ‘ee’) est transcrit tel quel.

Rien de bien compliqué là non plus !

Vous connaissez la capitale du Japon ? Il s’agit de Tokyo. Nous l’écrivons de cette façon en français mais une transcription exacte à l’aide des rômaji donnerait...



Tôkyô !


Eh oui, les deux ‘o’ de Tokyo sont des voyelles longues en japonais !


Note : D’autres transcriptions non officielle existe pour les voyelles longues : ‘oh’ pour ‘oo’, ‘ou’ pour ‘oo’.


Les consonnes géminées


Il existe en japonais des enchaînements de consonnes entrecoupés par un petit silence, on appelle cela la gémination. On parle donc de consonnes géminées.

Le doublement de la consonne marque ce phénomène.

• ‘gakkô’ signifie qu’il y aura une toute petite pause entre ‘ga’ et ‘kô’.

• Exception : ‘ccha’ sera en fait transcrit ‘tcha’.


Autre point : Le son ‘n’ suivi d’une voyelle ou d’un ‘y’ sera écrit ‘n’’ pour permettre de le différencier d’autres sons : n+voyelle (no, ne, nya contre n’o, n’e, n’ya).



Les particules enclitiques


Certains symboles des syllabaires permettent de connaître le rôle du mot dans la phrase : on parle de particules enclitiques.

C’est comme si nous écrivions littéralement en français :



Je sujet mange verbe transitif une pomme COD.


Certaines de ces particules enclitiques se prononcent wa, e et o mais sont écrites avec les syllabaires ha, he et wo. On écrira la valeur phonétique (wa, e et o) de la particule et pas son correspondant en syllabaire (ha, he, wo).


Phrase d'exemple


Tout ceci peut sembler complexe et flou mais c’est tout à fait normal sans l’aide du support des syllabaires originaux. Cependant, nous allons analyser notre première phrase en japonais ! Vous le pouvez maintenant !


‘Watashi wa ringo o tabeteimasu.’


• Watashi veut dire ‘moi’.

• wa est une particule enclitique écrit avec le syllabaire ‘ha’ indiquant le thème de la phrase ‘en ce qui concerne…’, ici ‘moi’.

• Ringo signifie ‘pomme’.

• O, écrit avec le syllabaire ‘wo’ est une particule enclitique indiquant un verbe transitif.

• Tabeteimasu signifie ‘être en train de manger’ (pour les anglophones, on pourrait parler de présent continu).


Littéralement, cela donnerait : concernant moi une pomme en train de manger être. Soit en bon français : Je suis en train de manger une pomme !



Et voilà ! Vous avez vu votre première phrase japonaise et vous savez maintenant retranscrire le japonais à l’aide des rômaji ! De ce fait, vous pourrez très bientôt écrire en japonais sur votre ordinateur puisque la plupart des logiciels utilisent cette transcription !



Comparaison avec les autres systèmes de transcription



Voilà un petit tableau répertoriant les syllabaires retranscrits différemment :






Comme vous pouvez le constater, la transcription nihon-shiki ou kunrei-shiki n’est pas forcément la plus intuitive ! Transcrire ‘shi’ par ‘si’ est plutôt trompeur de prime à bord. Cependant, la transcription kunrei-shiki reste la plus proche de la grammaire japonaise et des différences phonétiques de la langue.

Vous ne serez pas étonné si d’autres utilisent cette transcription et saurez la reconnaître ou l’étudier si vous en sentez le besoin !


A noter qu’il est pratique et courant d’utiliser ‘du’ et ‘di’ pour rentrer les syllabaires づ,ぢ via clavier d'ordinateur.


Shirirules
  


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