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De l'emploi actuel des différents systèmes d'écriture
Nous avons ainsi tous les éléments qui fondent l'écriture japonaise actuelle :
Kanji ou caractères;
Hiragana;
Katakana;
Rômaji.
Nous avons vu que ces différents systèmes d'écriture furent développés au fil des siècles par différentes personnes (moines bouddhistes, femmes, élite masculine) du besoin d'adapter les caractères chinois issues d'une langue monosyllabique vers une langue pollysyllabique. Mais finalement...À quoi servent les hiragana, les katakana ? A quoi servent les kanji alors qu'il y a les hiragana, katakana ?
Fonction des kanji :
Il est tout à fait possible de retranscrire phonétiquement une phrase japonaise en n'utilisant que ses syllabaires, c'est-à-dire hiragana ou katakana. Cependant on se heurte à une des particularités de la langue !
Si la langue japonaise a pour grand avantage de ne posséder que très peu de voyelles et sons, elle a aussi l'inconvénient pendant de posséder de nombreux homonymes, c'est-à-dire des mots se prononçant de la même manière mais n'ayant pas le même sens ! Tellement nombreux qu'il serait impossible d'être sûr du sens d'une phrase sans l'aide des caractères indiquant la signification des mots ! Les kanji sont donc utilisés pour connaître le sens des mots.
Fonction des hiragana :
Les hiragana sont utilisés avec les kanji. Ils occupent souvent une fonction grammaticale au sein de la phrase, permettent d'écrire des mots sans équivalent en kanji ou dont le kanji est jugé trop formel ou inconnu, de transcrire les désinences grammaticales (fin des mots) au travers des okurigana et de donner la prononciation d'un kanji (furigana). C'est donc le syllabaire le plus employé avec les kanji.
Fonction des katakana :
Ils servent à écrire des mots d'origines étrangères, à mettre en emphase (italique français) ou à adoucir le propos.
Pour clarifier les choses, voilà un exemple de phrases japonaises comportant les 3 principaux systèmes d'écriture :

En rouge, les katakana, pour le mot 'France' qui vient de notre langue et le mot 'nouvelles' qui vient du mot anglais 'news'; en bleu, les kanji; en noir, les hiragana et un exemple de furigana donnant la prononciation du caractère juste après les katakana en rouge au début de la phrase.
Il est donc nécessaire pour lire une phrase japonaise de maîtriser ces 3 systèmes d'écriture soit 46 symboles à apprendre pour les hiragana, autant pour les katakana et 1945 kanji usuels.
Cependant, rassurez-vous, l'apprentissage d'environs 600 caractères de base, vous permettra de comprendre déjà beaucoup de choses. 600 caractères, à raison de 2 par jour... à peu près un an ! Ce n'est pas insurmontable ! En sachant que certains de ces 600 caractères entrent dans la composition d'autres caractères et qu'il existe des éléments à l'intérieur de ces caractères, appelés clés, pouvant aider à déduire le champ lexical qu'il recouvre.
Le temps nécessaire pour apprendre les caractères sera compensé par :
un gain de temps du côté de l'apprentissage de la prononciation !
Vous n'aurez pas à reproduire un son que nous, français, n'avons pas ou une accentuation qui pourrait changer dramatiquement le sens d'une phrase !
un gain de temps sur l'apprentissage de la grammaire !
Malgré ce qui peut se dire, elle ne s'avère pas si compliqué que ça mais reste, certes, différente de la logique française.
Shirirules
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